Depuis mon week-end à Hienghène je n’avais rien fait de vraiment spécial, à part de petites balades dans la ville. Ce dimanche je suis repartie à l’extérieur de Nouméa, à une soixantaine de km de Nouméa, au parc naturel de la Rivière bleue. Le parc couvre 9045 hectares et offre un magnifique paysage de couleurs bleue (la rivière), rouge (la terre riche en nickel) et verte (la végétation luxuriante, digne de Jurassic Park).

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Il y a un lac artificiel, né du croisement de deux rivières, la Blanche et la Bleue. La forêt a été en partie inondée et porte donc désormais le nom de Forêt noyée.

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Il y a plusieurs ponts, dont le Pont (et non pas Dom) Pérignon…

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On a loué des VTT pour la journée, et nous voilà partis dans la forêt humide avec Jérôme, un informaticien (et oui encore un, ils sont partout !) et Noémie, une prothésiste, rencontrés avant mon départ sur les forums de discussion des aventuriers partis tenter leur chance sur ce Caillou à l’autre bout du monde.

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Après environ 15 km en vélo, on arrive au sentier du Grand kaori, un hêtre géant vieux de mille ans. Il mesure 40m de haut et fait 35m de diamètre. Il est l’hôte de beaucoup d’oiseaux et, parfois, de touristes en manque d’affection…

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Le parc est le refuge du Cagou, l’oiseau emblème de Nouvelle Calédonie. Mais nous n’avons pas eu la chance d’en voir un, alors on se contente de la photo…

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Par contre on a rencontré un autre habitant non moins majestueux, le Notou. C’est un pigeon géant (il peut peser jusqu’à 830g, miam), mais très calme, presque immobile et silencieux. Heureusement que des gens nous ont prévenus qu’il y en avait un perché, sinon on ne l’aurait sûrement pas remarqué.

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On a pique-niqué sur le territoire du Notou que ça n’a pas eu l’air de déranger, au bord de la rivière. J’ai d’abord trempé mes pieds,

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puis, une chose en entraînant une autre… j’étais dans l’eau jusqu’au ventre, mais en gardant mon jean… l’eau était trop belle je n’ai pas pu résister, et j’avais résolu de passer de l’autre côté.

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Mais j’avais laissé mon maillot dans le sac plus loin. Et faire du VTT avec un jean mouillé, c’est pas évident… J’avais l’air maligne vous vous en doutez. Heureusement c’était la fin de la ballade. Au final on a bien du parcourir 25 km. Moi qui avait fait ma patate toute l’année dernière, j’ai eu du mal… Bon c’était des faux plats la plupart du temps, à part quelques petites montées.

J’étais épuisée en rentrant mais je n’ai eu que le temps de rentrer me doucher avant d’aller faire l’extra dans un resto italien près de chez moi. Ici ça se fait pas mal pour gagner quelques sous. J’avais un peu peur de faire n’importe quoi, de confondre les commandes, de tout casser… Mais au final ça s’est bien passé et ça m’a même plu ! L’équipe est sympa (le patron ressemble à Gad Elmaleh et a un peu le même humour c’est marrant) et on voit du monde. Je devais rebosser lundi soir mais finalement ils n’ont pas eu besoin de moi snif. Et mardi soir j’ai cours de danse tahitienne (non vous n’aurez pas de photos de mes débuts où je fais preuve d’une grâce, disons, hippopotamesque). Mais j’adore c’est trop drôle, on remue du popotin sur de la musique traditionnelle. Mais y a du boulot avant que ce soit harmonieux !